PÉKIN, 24 juillet /TASS/. Les autorités chinoises ont inscrit quatorze entreprises de l’Union européenne sur leur liste de contrôle des exportations en réaction au 21e paquet de sanctions adopté par l’UE contre la Russie, a annoncé le ministère chinois du Commerce.
« Dans la soirée du 23 juillet, heure de Pékin [UTC+8], l’Union européenne a officiellement annoncé l’adoption d’un 21e paquet de sanctions contre la Russie, incluant quatorze entreprises de Chine continentale et de Hong Kong sur sa liste de sanctions », indique le communiqué du ministère.
« Afin de préserver la sécurité nationale et les intérêts de notre pays, de respecter nos obligations internationales, notamment en matière de non-prolifération, et en réponse aux actions malveillantes susmentionnées de la partie européenne, conformément aux dispositions de la Loi de la République populaire de Chine sur le contrôle des exportations, du Règlement de la République populaire de Chine sur le contrôle des exportations de biens à double usage ainsi qu’à d’autres textes législatifs, nous avons décidé d’inscrire quatorze entités de l’Union européenne sur la liste de contrôle des exportations », précise le ministère.
Selon le communiqué, ces contre-mesures concernent les entreprises Lafert S.p.A. et Garnet S.r.l. (Italie), Sindlhauser Materials GmbH, Rheinmetall AG et Antraco Chemie-Handelsgesellschaft (Allemagne), InPACT S.A., III-V LAB et Cavok UAS (France), Vigo Photonics S.A. et Politechnika Wroclawska (Pologne), IHC Merwede Holding B.V. (Pays-Bas), TATRA TRUCKS a.s. (République tchèque), Opticoelectron Group (Bulgarie) et Ekspla UAB (Lituanie).
Le ministère précise que les exportateurs chinois ne seront plus autorisés à fournir à ces entités des biens à double usage. En outre, les organisations et particuliers étrangers se voient interdire de transférer à ces entreprises des produits chinois relevant de cette catégorie.
La décision est entrée en vigueur dès sa publication.
Auparavant, l’Union européenne avait inscrit, dans le cadre de son 21e paquet de sanctions contre la Russie, des entreprises chinoises ainsi que des sociétés établies dans plusieurs autres pays. Bruxelles les accuse de soutenir l’économie et l’industrie de défense russes ou d’aider Moscou à contourner les sanctions européennes.