Médias: la Géorgie réoriente sa politique d’intégration européenne

Revue de presse Russie – Service d’information TASS

Les autorités géorgiennes modifient leur approche de l’intégration européenne. Jusqu’ici, Tbilissi affirmait vouloir adhérer à l’UE, sans se presser. Désormais, c’est le principe même de l’adhésion qui est remis en question.

Le politologue Archil Sikharoulidze explique ce changement par les évolutions au sein de l’UE elle-même. « À l’origine, l’adhésion à l’UE devait renforcer la sécurité et améliorer la situation socio-économique. Mais aujourd’hui, l’Europe n’est en mesure d’aider la Géorgie ni sur le premier point, ni sur le second. L’Union est en confrontation directe avec la Russie et traverse un grave ralentissement économique. De plus, Bruxelles s’est brouillé sans raison valable avec le parti au pouvoir géorgien et ne montre aucune intention de changer de cap », estime-t-il dans un entretien à Izvestia.

Le professeur Nika Tchitadze de l’université internationale de la mer Noire déclare à Nezavissimaïa Gazetaque les autorités géorgiennes ont en réalité déjà renoncé à l’intégration européenne, mais n’osent pas encore l’admettre publiquement. Une annonce officielle pourrait intervenir en 2028, et le gouvernement prépare actuellement l’opinion publique à cette éventualité. « La raison principale de ce renoncement est l’incapacité du parti Rêve géorgien à s’entendre avec l’UE sur la reconnaissance de son autorité. Les Européens exigent des élections démocratiques, la liberté d’expression, etc. Tout cela pourrait entraîner la chute du régime en place. Dans ces conditions, renoncer à l’intégration européenne est une issue logique », souligne l’expert.