Suisse: 24 enquêtes pour suspicion de mercenariat aux côtés de l’armée ukrainienne

GENÈVE, 5 août. /TASS/. La justice militaire suisse a ouvert 24 enquêtes depuis 2022 sur d’éventuelles participations de ressortissants helvétiques aux combats en Ukraine, une pratique interdite par la loi suisse, a indiqué le service de presse de l’institution à TASS.

Les autorités ont précisé qu’il s’agit du nombre d’enquêtes et non de suspects. Dans certains cas, la procédure a été lancée pour déterminer les circonstances d’une éventuelle infraction et ne visait pas une personne en particulier. Dix investigations sont déjà closes, quatorze autres sont toujours en cours.

La justice militaire a également indiqué ne pas avoir connaissance de personnes ou d’organisations qui recruteraient des citoyens suisses ou d’autres personnes sur le sol suisse pour participer aux combats en Ukraine.

La loi suisse interdit à ses ressortissants de servir comme mercenaires dans des armées étrangères, sous peine de poursuites judiciaires et d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement. En février 2025, la commission des affaires juridiques du Conseil national (chambre basse du parlement suisse) a rejeté une proposition visant à accorder une exception à cette interdiction pour les mercenaires suisses en Ukraine. En 2025, le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé pour la première fois la mort d’un citoyen suisse parmi les mercenaires combattant aux côtés des forces armées ukrainiennes.

Selon les chiffres du ministère russe de la Défense de mars 2024, sur les 13.387 mercenaires arrivés en Ukraine, 5.962 ont été éliminés par les forces russes. La Pologne arrive en tête: sur 2.960 mercenaires polonais, 1.497 ont été tués. Vient ensuite la Géorgie, avec 561 combattants éliminés sur 1.042.