L’Allemagne s’élève contre des sanctions globales visant Israël

BERLIN, 28 juillet. /TASS/. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a déclaré que Berlin s’opposait à des sanctions globales contre Israël et ne se joindrait pas aux régimes de restrictions visant l’État hébreu.

« Je voudrais dire tout d’abord qu’il est juste que les produits et les marchandises provenant des territoires occupés de Cisjordanie ne bénéficient pas de préférences commerciales de la part d’Israël. Je soutiens la Commission européenne dans l’application cohérente de cette règle. Et c’est précisément sur ce point qu’il s’agit de se concentrer actuellement », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse commune, retransmise par la chaîne Phoenix, avec le premier ministre irlandais, Micheal Martin, à Dublin.

Dans le même temps, il a souligné que Berlin observait « avec une grande inquiétude » les activités du gouvernement israélien dans les colonies en Cisjordanie, ajoutant qu’il en avait informé à plusieurs reprises le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, notamment lors d’entretiens en tête-à-tête. « Cependant, nous ne considérons pas juste d’imposer des sanctions globales contre Israël », a fait savoir Friedrich Merz.

Il a noté qu’il appelait toujours les dirigeants européens à se souvenir que « l’Allemagne assumait une responsabilité particulière envers l’État hébreu ». « C’est précisément pour cette raison que nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous joindre aux régimes de sanctions contre Israël dans son ensemble. Et cette position, du moins dans un avenir prévisible, restera inchangée », a-t-il affirmé pour conclure.

L’agence Reuters a précédemment rapporté que les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union européenne examineraient une éventuelle introduction de sanctions contre les colonies israéliennes en Cisjordanie. La Commission européenne a soumis aux pays membres de l’UE un rapport proposant trois scénarios concernant les colonies israéliennes: introduire des droits de douane prohibitifs à l’importation, instaurer un système strict de licences pour les importations ou interdire totalement d’importer des produits provenant de ces territoires. Des sources de l’agence indiquent qu’au cours des dernières semaines, le nombre de partisans de mesures sévères contre les colonies israéliennes est en augmentation.

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE n’ont pas réussi au mois de mai à se mettre d’accord sur de larges sanctions économiques contre les colonies israéliennes. En qualité de compromis, ils se sont limités à des restrictions visant quatre organisations de colons et trois individus. Le ministère israélien des Affaires étrangères a condamné ces mesures, les qualifiant de politiquement motivés.