LONDRES, 28 juillet. /TASS/. Les autorités émiraties ont engagé un processus de normalisation avec l’Iran, tout en maintenant une coopération étroite, y compris militaire, avec les États-Unis et Israël, rapporte le Financial Times, qui compare cette politique à un « coup audacieux » sur l’échiquier diplomatique.
Selon le journal, les tentatives de normalisation ont débuté après la signature du mémorandum d’entente entre Téhéran et Washington. Les Émirats ont accepté de rétablir leurs échanges commerciaux et leurs liaisons aériennes avec la République islamique. Un responsable anonyme a déclaré au Financial Times que cette politique de désescalade visait à tisser des liens avec les pays de la région. Le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, a confié la normalisation des relations avec l’Iran à trois de ses frères: le vice-président Mansour ben Zayed Al Nahyane, le ministre des Affaires étrangères Abdallah ben Zayed Al Nahyane et le conseiller à la sécurité nationale Tahnoun ben Zayed Al Nahyane. Par ailleurs, les milieux d’affaires émiratis s’intéressent aux opportunités d’investissement en Iran une fois le conflit définitivement réglé, écrit le média.
Les dirigeants du pays en sont venus à la conclusion qu’il est plus facile de négocier que de poursuivre une confrontation ouverte. La situation actuelle a été qualifiée par les sources du Financial Times de « paix fragile mais prometteuse ».
Parallèlement, les Émirats maintiennent une coopération militaire étroite avec les États-Unis et Israël. Le nombre de diplomates israéliens à Abou Dabi a doublé ces derniers mois et la présence des entreprises de défense israéliennes s’est également renforcée.
Pour rappel, une nouvelle escalade du conflit américano-iranien a débuté le 8 juillet. Les forces armées américaines ont mené, pour la première fois depuis la signature du mémorandum entre Washington et Téhéran, plusieurs séries de frappes contre le territoire iranien, en réponse à une attaque contre un navire commercial dans le détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a déclaré le même jour la fin de la trêve avec l’Iran. En représailles, Téhéran a lancé des frappes contre des cibles américaines au Moyen-Orient, à Bahreïn, en Jordanie, au Qatar, au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Oman. Le 24 juillet, les parties ont cessé leurs échanges de tirs.