HARARE, 31 mars. /TASS/. Deux régions semi-autonomes de la République fédérale de Somalie (RFS), le Puntland et le Somaliland, ont annoncé qu’elles ne reconnaissaient pas les amendements constitutionnels approuvés la veille par le parlement du pays. C’est ce que rapporte le site Garowe.
Le 31 mars, lors d’une réunion d’urgence, le gouvernement du Puntland a annoncé son intention de passer à un régime autonome, note la source. En effet, selon les autorités régionales, les amendements adoptés à Mogadiscio abrogent de fait la constitution de 2012 et constituent une menace pour l’unité et la structure fédérale de la Somalie. Citant les articles pertinents des Constitutions de la RFS et du Puntland, le gouvernement régional retire sa reconnaissance de la Constitution fédérale en attendant l’introduction d’un système fédéral inclusif et approuvé conjointement. La région s’oriente vers une gouvernance totalement autonome, invitant les autres régions qui reconnaissent la Constitution de 2012 à coopérer. La décision du gouvernement du Puntland est soumise à l’approbation du parlement régional.
La source cite une déclaration du ministre de l’Information de l’État autoproclamé du Somaliland, Ali Hassan Mohamed. Selon lui, les amendements à la Constitution de la RFS n’ont rien à voir avec le Somaliland, car la Constitution elle-même n’a jamais rien eu à voir avec le Somaliland.
Les amendements à la Constitution de la RFS adoptés en 2012 par le parlement de la RFS prévoient le passage à l’élection du président du pays au suffrage direct et à une forme de gouvernement présidentiel. Le principe du suffrage universel direct a été aboli lors de l’arrivée au pouvoir de Siad Barre en 1969, et depuis son renversement en 1991, le système politique somalien a été façonné autour des clans.
La Constitution actuelle a été adoptée en 2012 et, deux ans plus tard, un processus de révision et d’amendement a commencé. À ce jour, quatre chapitres ont été modifiés et onze autres doivent l’être, après quoi un référendum sera organisé.
Lors de la prochaine élection présidentielle, prévue en mai 2026, le poste de premier ministre sera remplacé par un vice-président. Les élections locales serviront de base aux élections nationales, qui se dérouleront selon un « système proportionnel à liste fermée » avec seulement deux partis.