La présidence de la Communauté des États indépendants passe au Turkménistan

ACHGABAD, 1er janvier. /TASS/. La présidence des organes de la Communauté des États indépendants (CEI) passe, à partir du 1er janvier 2026, du Tadjikistan au Turkménistan.

Le président du Turkménistan, Serdar Berdymoukhamedov, a souligné que son pays prévoyait de contribuer à la réalisation maximale du potentiel de l’organisation. Selon lui, le Turkménistan considère cette présidence comme un témoignage de respect et de confiance de tous les États participants et une reconnaissance de la contribution du pays au développement de la CEI. Serdar Berdymoukhamedov a également indiqué que le Turkménistan élaborerait un concept de présidence reflétant sa vision et ses approches pour le développement ultérieur de la coopération interétatique en tenant compte des besoins qu’il juge les plus pertinents.

Partenaire et artisan de paix

Selon l’agence d’information d’État TDH, le Turkménistan joue un rôle important au sein de la Communauté en tant que partenaire fiable et centre de promotion de la paix. Il plaide pour un enrichissement substantiel de la coopération au sein de la CEI, en accordant une attention particulière au domaine économique ainsi qu’au secteur des transports et de la logistique. Les initiatives du Turkménistan visant à créer des corridors de transport internationaux reçoivent le soutien des partenaires de la CEI, note l’agence.

Dans le cadre de cette coopération, le Turkménistan promeut de manière constante la diplomatie énergétique et la sécurité environnementale, poursuit l’agence. Il est également noté qu’un axe important du partenariat avec la CEI est le dialogue humanitaire: le Turkménistan devient le lieu de tenue régulière de grands événements culturels et sportifs de la CEI, contribuant à la préservation des valeurs spirituelles et au renforcement de l’amitié entre les peuples.

Neutralité du Turkménistan

Par ailleurs, les experts notent que l’équilibre de la politique étrangère du Turkménistan aura une influence positive sur sa présidence. « Le Turkménistan s’efforce de mener une politique étrangère aussi équilibrée et neutre que possible dans l’ensemble et le dernier forum [dédié à la Journée internationale de la neutralité] avec la participation, entre autres, du dirigeant russe montre que le Turkménistan est même prêt à utiliser sa neutralité comme motif d’activité internationale », a expliqué Stanislav Pritchine, responsable du département Asie centrale de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales.

Le secrétaire général de la CEI, Sergueï Lebedev, partage cet avis. Il a précédemment déclaré que la politique de neutralité menée par le Turkménistan contribuait à la mise en œuvre réussie des missions au sein de la Communauté.

Le Turkménistan est membre de la CEI depuis 1991. Le 26 août 2005, lors du sommet de Kazan, les chefs d’État de la CEI ont soutenu la demande du président du Turkménistan de reconnaître au pays le statut particulier de membre associé au sein de la Communauté. Ce statut est accordé à un État souhaitant ne participer qu’à certains types d’activités de l’organisation.

Le 12 décembre 1995, lors d’une session de l’Assemblée générale de l’ONU, une résolution spéciale sur la neutralité permanente du Turkménistan a été adoptée avec le soutien unanime de 185 pays.