DUBAÏ, 7 mai. /TASS/. L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) n’a pas l’intention de quitter la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, malgré l’aggravation de la situation dans le secteur, a annoncé Sam Rose, responsable de l’organisation.
« Nous restons là où nous sommes, à Rafah, nous avons un petit nombre de sites à l’intérieur de la zone d’évacuation. […] Les équipes de nos spécialistes sont réparties dans différents endroits de la bande de Gaza: plusieurs milliers de personnes travaillent chaque jour », a-t-il déclaré à la télévision qatarienne Al Jazeera, ajoutant que le problème numéro un était de savoir si l’UNRWA pourrait continuer pendant longtemps ses activités en cas de fermeture des points de passage.
Sam Rose a appelé Israël et le mouvement radical palestinien Hamas à une trêve et à la libération de tous les otages sans conditions supplémentaires.
Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNRWA, a déclaré le 30 avril qu’il faudrait du temps, peut-être des décennies, pour que la vie reprenne son cours dans la bande de Gaza. Il a souligné que l’enclave était aujourd’hui « un champ de ruines » et qu’une offensive des troupes israéliennes dans le sud de Gaza était toujours possible.
Le service de presse de l’Armée de défense d’Israël (Tsahal) a fait savoir ce mardi que les militaires avaient pris le contrôle du poste de Rafah (à la frontière entre Gaza et l’Égypte) du côté palestinien. À l’heure actuelle, « les forces terrestres de Tsahal continuent leur opération contre les combattants et les infrastructures terroristes du Hamas dans la zone du poste-frontière de Rafah, à l’est de la ville ». Le Hamas a qualifié la prise de contrôle du poste-frontière de tentative d’Israël de torpiller l’accord de cessez-le-feu à Gaza.