MADRID, 26 mars. /TASS/. Près de 850 groupes sociaux et figures de la culture en Espagne ont signé un manifeste contre le plan de réarmement proposé par la Commission européenne (CE). L’information a été rapportée par le journal La Vanguardia.
D’après le quotidien, cette initiative a été soutenue, entre autres, par l’acteur oscarisé Javier Bardem, ainsi que par les acteurs Luis Tosar, Juan Diego Botto et bien d’autres. Le texte a été présenté devant le Congrès des députés (chambre basse du parlement) lors de l’intervention du président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. Le manifeste a également été soutenu par des parlementaires de plusieurs partis politiques du royaume.
Le manifeste souligne que la société a besoin « de la sécurité qu’offrent des soins de santé et une éducation de qualité », de l’accès au logement pour les jeunes et de garanties de retraite pour les personnes âgées. « Nous ne voulons pas que nos enfants et petits-enfants connaissent l’horreur de la guerre », précise le document. « Quelle partie de ces milliards sera investie dans l’amélioration de l’éducation, de la santé, de la terrible situation du logement, de l’instabilité culturelle, de l’harmonie écologique ou de la solidarité internationale? Ne serait-il pas préférable d’investir dans des efforts politiques et diplomatiques plus ambitieux, qui, face aux menaces d’agression, cherchent des solutions de dialogue encore inexplorées? », soulignent les auteurs du manifeste.
« Le réarmement de l’Europe ne conduira pas à la paix et ne favorisera pas la détente », conclut le texte.
Le 4 mars, la présidente de la CE, Ursula von der Leyen, a annoncé avoir proposé un plan de réarmement d’une valeur de 800 milliards d’euros, prévoyant que les pays de l’UE empruntent jusqu’à 150 milliards d’euros pour la défense. La Commission souhaite emprunter ces fonds sur les marchés de capitaux et les remettre ensuite aux États sous forme de crédits, à condition qu’ils achètent collectivement des armements produits en Europe. Selon le plan de Bruxelles, une partie de ces fonds pourrait être utilisée pour fournir des armes à l’Ukraine.
Le 20 mars, la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho, a annoncé un changement de nom du plan, en raison des critiques venues d’Espagne. Toutefois, ce changement de nom ne modifie pas le fond du projet.