NICOSIE/BRUXELLES, 1er janvier. /TASS/. La République de Chypre a pris, à compter du 1er janvier, la présidence du Conseil de l’Union européenne (UE) pour une durée de six mois, succédant au Danemark. Il s’agit du deuxième mandat de Chypre à la tête du Conseil de l’UE. La première fois, l’île avait exercé cette fonction au second semestre 2012.
Le président chypriote Nikos Christodoulides avait auparavant souligné que son pays assumait la présidence du Conseil de l’UE « dans un contexte de fortes turbulences géopolitiques et d’imprévisibilité ». Il a assuré que Chypre œuvrerait au renforcement de l’autonomie de l’UE, laquelle constitue, selon lui, « la prochaine étape nécessaire dans l’évolution du projet d’intégration européenne ».
Priorités
Parmi les principaux domaines d’action de la présidence chypriote, le président a cité le renforcement de la défense et de la sécurité, y compris énergétique, la garantie de la résilience économique, la gestion efficace des flux migratoires, le renforcement de la souveraineté numérique et de la connectivité régionale, ainsi que la réduction durable des émissions de gaz à effet de serre. Chypre entend également œuvrer au renforcement de l’État de droit, à la protection des enfants, à la garantie de la sécurité en ligne, au soutien à l’égalité des genres, à la promotion d’initiatives visant à réduire la pauvreté et à l’accès à un logement abordable.
En matière de politique étrangère, Chypre souhaite accorder une plus grande importance à l’agenda de l’élargissement de l’UE et renforcer le rôle de la communauté européenne dans la formation des dynamiques mondiales. Une attention particulière sera portée à l’Ukraine, à la Moldavie, aux Balkans occidentaux, à la Turquie, aux voisinages méridional et oriental de l’UE, ainsi qu’aux pays du Golfe. Nicosie entend également faire du partenariat de l’UE avec les États-Unis, le Royaume-Uni et d’autres alliés partageant les mêmes valeurs une priorité. « Le renforcement des relations transatlantiques en tant que pierre angulaire de la sécurité européenne et le développement de la coopération entre l’UE et l’Otan resteront également des priorités clés », a souligné M. Christodoulides.
Par ailleurs, à la tête du Conseil de l’UE, Chypre s’efforcera de « garantir la liberté de navigation et la sécurité sur toutes les routes maritimes » et de promouvoir la mise en œuvre de la Stratégie de l’UE en matière de sécurité maritime, notamment en élargissant la coopération avec des partenaires dans les régions de la mer Rouge, de la Corne de l’Afrique, du Golfe, ainsi que dans la région indo-pacifique.
Sur les responsabilités du pays président
Le pays assurant la présidence du Conseil de l’UE est chargé de préparer les réunions des ambassadeurs et des ministres sectoriels des 27 États membres de l’UE. Les réunions des ambassadeurs se tiennent à Bruxelles plusieurs fois par semaine, tandis que celles des ministres ont lieu une fois par mois pour chaque domaine. L’ordre du jour de ces réunions n’est que partiellement déterminé par la présidence nationale. Les principales décisions soumises à l’approbation des ministres sont proposées par la Commission européenne (CE). Le pays président assume principalement un rôle technique consistant à organiser les négociations en vue de l’adoption de ces décisions au sein du Conseil de l’UE.