PRETORIA, 4 janvier. /TASS/. La capitale de la Guinée équatoriale a été déplacée de l’île vers le continent afin de renforcer la sécurité de la république et d’optimiser la logistique. Le décret correspondant a été signé par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui a désigné Ciudad de la Paz comme nouvelle capitale et retiré ce statut à Malabo.
« Nous avons décidé de transférer le centre de gestion de l’État à Ciudad de la Paz pour garantir la sécurité des institutions et favoriser un développement harmonieux de toutes les régions de notre pays », rapporte l’édition Guinea Ecuatorial Press, citant le décret. « Malabo, en raison de sa situation insulaire, reste vulnérable aux menaces extérieures, tandis que la nouvelle capitale, au cœur du continent, deviendra une forteresse de souveraineté et un moteur de progrès pour chaque citoyen de la Guinée équatoriale ».
La construction de Ciudad de la Paz a commencé en 2012 dans l’optique d’en faire la future capitale. La ville est située sur la rivière Wolei, au centre de la partie continentale du pays, à 160 km à l’est de la côte Atlantique. Elle est entourée de forêts tropicales denses et se trouve à 25 km de la frontière avec le Gabon et à 60 km de celle avec le Cameroun.
La plupart des ministères et institutions publiques ont déjà été transférés de Malabo vers la nouvelle capitale, qui est conçue pour accueillir 200.000 habitants. Toutefois, Malabo, située sur l’île de Bioko dans l’océan Atlantique, conservera certains services publics. Ainsi, le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Hydrocarbures et du Développement minier resteront dans l’ancienne capitale. Les ambassades étrangères ainsi que les sièges des principales entreprises et banques ne prévoient pas encore de déménagement vers Ciudad de la Paz Malabo, qui compte 350.000 habitants, restera le principal centre commercial et financier du pays.
La Guinée équatoriale se classe au 44e rang en Afrique par sa superficie (28.000 km2). La majeure partie du pays se situe sur le continent (26.000 km2). Sa population totale est d’environ 2 millions d’habitants, dont 80% vivent dans la partie continentale de la république.