SÉOUL, 29 août. /TASS/. Le procureur spécial Min Joong-ki a inculpé l’ancienne première dame de la Corée du Sud, Kim Keon-hee, pour corruption, manipulations de valeurs mobilières et ingérence dans le processus politique. C’est ce qu’ont indiqué des représentants du parquet.
Kim Keon-hee est en détention provisoire depuis le 12 août, et cette mise en examen permet de la maintenir sous les verrous pour une durée pouvant aller jusqu’à six mois. Son époux, Yoon Suk-yeol, qui a occupé la présidence, est lui aussi incarcéré, accusé d’avoir organisé une rébellion. Par ailleurs, ce vendredi, un autre procureur spécial a officiellement inculpé l’ancien premier ministre sud-coréen, Han Duck-soo.
Jusqu’ici, les conjoints des dirigeants de Corée du Sud n’avaient jamais fait l’objet d’accusations formelles de la part du parquet, ni n’avaient été placés en détention. Kim Keon-hee a été convoquée à cinq reprises pour interrogatoire mais, selon les médias sud-coréens, elle a le plus souvent refusé de témoigner.
L’équipe du procureur spécial l’a accusée d’avoir manipulé les titres de la société de distribution automobile Deutsch Motors entre 2009 et 2012, d’avoir accepté des cadeaux onéreux de religieux, ainsi que d’avoir interféré dans la sélection des candidats aux législatives.
L’équipe d’un autre procureur spécial, chargée d’enquêter sur les événements liés à la loi martiale, a inculpé officiellement l’ancien premier ministre et président par intérim Han Duck-soo pour complicité de rébellion et falsification de documents. Le tribunal avait précédemment rejeté la demande de mandat d’arrêt à son encontre. Le procureur a toutefois estimé que Han Duck-soo « occupait la plus haute fonction de l’État, qui aurait pu empêcher l’instauration illégale de la loi martiale ». Cette loi martiale, après sa proclamation, avait été annulée par le parlement, comme le prévoit la Constitution.