NEW DELHI, 29 août. /TASS/. Les fabricants indiens de bijoux et de prêt-à-porter, ainsi que les entreprises spécialisées dans la taille de diamants, envisagent d’élargir leur production dans les pays africains afin d’exporter aux États-Unis et d’éviter les droits de douane américains, relevés à 50%.
Selon le journal The Economic Times, les industriels et les négociants indiens cherchent à compenser l’impact de l’augmentation des droits de douane américains et trouver des solutions de contournement afin de continuer à approvisionner leurs clients aux États-Unis. Le transfert d’une partie de la production vers des pays africains, notamment l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc et le Botswana, permettra aux entreprises indiennes d’exporter leurs produits vers les États-Unis en bénéficiant des tarifs applicables aux pays africains, fixés à 10%.
Les secteurs indiens à forte intensité de main-d’œuvre, tels que la fabrication de bijoux et de vêtements, ont été les plus touchés par l’augmentation des droits de douane américains et pourraient voir leurs exportations vers les États-Unis chuter de 90%.
Le ministre d’État indien aux Affaires étrangères, Kirti Vardhan Singh, a indiqué cette semaine que New Delhi renforçait ses relations commerciales et économiques avec l’Afrique. Les échanges entre l’Inde et les pays africains ont atteint plus de 100 milliards de dollars sur l’exercice 2024-2025 (clos le 31 mars), contre 56 milliards en 2019-2020. Avec plus de 75 milliards de dollars d’investissements cumulés entre 1996 et 2024, l’Inde se classe parmi les cinq premiers investisseurs sur le continent.
Selon Singh, l’Inde entend cette année développer un partenariat commercial avec l’Afrique dans le cadre de son concept de « Création conjointe d’un avenir commun », qui vise à établir des relations durables avec les pays amis sur la base de la confiance mutuelle. Sur le continent africain, New Delhi met en avant de nouvelles stratégies financières destinées à surmonter les obstacles au commerce et à favoriser les paiements en monnaies nationales.